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Les nouvelles technologies, branchées au corps du performeur, permettent de redonner – selon un processus de biofeedback – une « nouvelle géographie » de la sensorialité du corps en mouvement. En même temps, elles renouvellent la relation entre le performeur et l’espace, là où la présence se définit. À partir de cela, nous discuterons de la « présence » sur trois niveaux. Au niveau du mouvement – nous prendrons en considération la dynamique des micromouvements dans leur rapport à la gravité et au poids (la présence à soi dans les travaux de Myriam Gourfink ou Cindy Van Acker). Puis, au niveau général du corps, nous aborderons certaines stratégies poétiques adoptées par des artistes (Kondition Pluriel, Corps Indice, Raffaello Sanzio, Dumb Type ou Klaus Obermaier entre autres), et impliquant le concept de « graduation de présence » que nous expliciterons. Enfin nous traiterons de la présence à travers celle de la composition scénique et de la redéfinition sensorielle qu’elle implique chez le spectateur. Pour cela nous nous appuierons cette fois-ci sur les installations performatives dont le dispositif est conçu pour manifester (rendre visibles et audibles) les tensions non-perceptibles en elles-mêmes et proposant au spectateur un environnement immersif.
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